Alarmes Visuelles
La Société canadienne de l’ouïe demande un financement gouvernemental pour les alarmes visuelles et les systèmes d'alerte d’urgence destinés aux personnes sourdes et malentendantes
Toronto, ON, Prévention des incendies du Canada et le Bureau du
commissaire des incendies de l’Ontario ont lancé leur première Semaine
de prévention des incendies visant à sensibiliser le public à la
sécurité et à la prévention des incendies. Depuis la « Journée de la SCO
à Queen’s Park » le 5 mai 2010, la Société canadienne de l’ouïe (SCO) a
encouragé le gouvernement à accorder un financement prioritaire pour
les alarmes visuelles et les systèmes d’alerte d’urgence destinés aux
Ontariens et Ontariennes culturellement Sourds, sourds oralistes,
devenus sourds et malentendants. À ce jour, la SCO n’a reçu aucune
réponse officielle de la part de Queen’s Park concernant le financement
du Programme d’appareils et d’accessoires fonctionnels.
L’éditorial du Toronto Star du 9 septembre 2010 indiquait que « McGuinty doit aussi commencer à annoncer de bonnes nouvelles, de plus ou moins grande envergure. Parmi les “petites” bonnes nouvelles, on trouve par exemple la proposition de loi de Wayne Arthurs, député de Pickering-Scarborough Est, selon laquelle tous les nouveaux édifices publics municipaux et provinciaux devraient être équipés d’un système d’alarme-incendie à affichage visuel afin que les personnes sourdes et malentendantes soient alertées en cas d’incendie. »
Wayne Arthurs réintroduira, pour la troisième fois, une proposition de loi sur les systèmes d’alarme-incendie à affichage visuel, le Projet de loi 76 (Loi sur les systèmes d’alarme-incendie à affichage visuel, 2010), le jeudi 7 octobre. Ses projets de loi précédents – 148 et 59 – ont fait l’objet d’une seconde lecture et ont été soutenus par tous les partis politiques. En outre, les députés locaux ont soulevé plusieurs points importants que les projets de loi amendés doivent inclure les anciens édifices municipaux et provinciaux ainsi que les résidences privées.
Curieusement, cette année, le thème de la Semaine de prévention des incendies est « Les avertisseurs de fumée : un son avec lequel vous pouvez vivre! ». Mais qu’en serait-il si vous ne pouviez pas entendre la sonnerie d’un détecteur de fumée ou d’une alarme-incendie?
« Il y a eu plusieurs rapports récents concernant le décès de personnes ayant une perte auditive dans un incendie parce qu’elles ne disposaient pas d’alarmes efficaces à leurs domiciles », a déclaré Chris Kenopic, président-directeur général de la SCO. « Les alarmes, qu’elles soient activées par la chaleur, la fumée, les vapeurs toxiques ou une entrée par effraction, signalent un danger imminent au moyen d’une sonnerie; mais ces systèmes d’avertissement sont complètement inefficaces pour les Ontariens et Ontariennes qui sont Sourds ou ont une perte auditive, puisque ces personnes ne sont pas en mesure d’entendre la sonnerie de l’alarme. »
Pour de nombreux habitants de l’Ontario Sourds et malentendants, vivre en toute sécurité dans leurs maisons ou appartements et se conformer à la législation signifie qu’ils ne peuvent pas simplement acheter un détecteur de fumée à 15 $ dans un magasin de détail. Les alarmes sonores ne leur sont tout simplement pas accessibles. Mais le coût associé au câblage d’une alarme visuelle à signal clignotant accessible est considérable.
Les alarmes-incendie visuelles et les systèmes d'alerte d’urgence visuels sont essentiels pour la sécurité des Ontariens et Ontariennes Sourds, devenus sourds et malentendants. Un système d’alerte d’urgence accessible est tout simplement une question de vie ou de mort.
L’article du St. Catharines Standard intitulé « Une femme meurt dans l'incendie de sa maison », publié le 16 mars 2009, a mis en évidence l’importance de la sécurité contre l’incendie ainsi que des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone accessibles; pour les personnes sourdes et malentendantes, cela implique des alarmes visuelles. Dans ce cas particulier, l’article indique que la sonnerie d’un détecteur de monoxyde de carbone retentissait lorsque le personnel des services d’urgence est arrivé sur place. Le fils de Lynda Williams précise également que Mme Williams n’aurait pas porté ses aides auditives à ce moment-là.
La Société canadienne de l’ouïe défend la position suivante :Les alarmes, qu’elles soient activées par la chaleur, la fumée, les vapeurs toxiques ou une entrée par effraction, signalent un danger imminent au moyen d’une sonnerie. De même, les systèmes d’alerte d’urgence dans les lieux publics (comme les aéroports) s’appuient non seulement sur des alarmes mais également, dans de nombreux cas, sur la communication des informations urgentes via un système de sonorisation. En plein milieu d’une situation d’urgence, imaginez à quel point les instructions ou les avertissements sont essentiels pour les survivants ou les personnes évacuées!
Et pourtant, quel que soit le nombre de vies sauvées grâce aux dispositifs et mesures d’alerte d’urgence, il est important de se rappeler que, pour les personnes culturellement Sourdes, sourdes oralistes et devenues sourdes, ainsi que pour de nombreux Canadiens et Canadiennes malentendants, ces systèmes sont totalement inefficaces.
En raison de la quantité d’énergie nécessaire à ces appareils, comme un détecteur de fumée visuel à signal clignotant par exemple, ceux-ci doivent être câblés, ce qui revient beaucoup plus cher qu’un détecteur de fumée standard. Selon nous, il n’est pas équitable que les Canadiens et Canadiennes culturellement Sourds, sourds oralistes, devenus sourds et malentendants doivent payer ce coût supplémentaire; tout comme l’achat d’appareils de communication et d’aides auditives peut donner droit à une aide financière, par exemple au titre du Programme d’appareils et d’accessoires fonctionnels de l’Ontario, nous estimons que l’installation d’alarmes-incendie visuelles et de systèmes d’alerte visuels devrait également bénéficier d’un soutien financier.
En outre, la SCO considère que tous les constructeurs et propriétaires devraient être obligés d'installer des alarmes-incendie visuelles dans chaque unité individuelle vendue ou louée, sans facturer de frais supplémentaires. Toutefois, nous pensons également que les constructeurs et les propriétaires devraient pouvoir se faire rembourser par le gouvernement ces frais supplémentaires engagés.
Il est important de souligner que tout individu bénéficiant de l’assistance du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH) est en droit de faire couvrir les coûts des alarmes-incendie visuelles et des travaux d’installation électrique associés par le POSPH. Ces dispositifs importants ne sont pas couverts par le Programme d’appareils et d’accessoires fonctionnels de l’Ontario.
Que pouvez-vous faire?
Si vous partagez les inquiétudes de la Société canadienne de l’ouïe, soutenez la mise en place de réglementations et d'une assistance financière pour l'installation d'alarmes visuelles, non seulement dans les édifices municipaux et gouvernementaux mais également dans les résidences privées.
En 2005, le Code de prévention des incendies de l’Ontario a été amendé et, désormais, les habitants de la province doivent installer des détecteurs de fumée à chaque étage de leur domicile. Il s’agit d’une obligation coûteuse pour les personnes ayant une perte auditive.
« Les alarmes et systèmes d’alerte visuels coûtent plus chers que la plupart des alarmes sonores », a expliqué Gary Malkowski, conseiller spécial auprès du président de la SCO pour les Affaires publiques. « Ils doivent procurer une illumination clignotante puissante que les appareils à batterie n’ont pas à prendre en charge. Par conséquent, ces dispositifs doivent être reliés à l’installation électrique du logement, ce qui entraîne des frais considérables. »
Actuellement, la loi ne définit pas qui est responsable des coûts ou de l'installation d'une alarme-incendie visuelle ou d’un système d’alerte visuel dans les appartements individuels, les nouveaux condominiums et/ou les nouvelles maisons. Les propriétaires ne sont notamment pas obligés de fournir des alarmes-incendie visuelles pour leurs résidents culturellement Sourds, sourds oralistes, devenus sourds et malentendants, tout comme les constructeurs de logements ne sont pas obligés d'installer ces dispositifs dans les nouvelles maisons et les nouveaux condominiums.
« Il n’est pas équitable que les Ontariens et Ontariennes ayant une perte auditive doivent payer des frais supplémentaires pour se conformer au code provincial de prévention des incendies », a affirmé M. Kenopic. « La SCO militera au nom de ces résidents afin d’inciter le gouvernement à offrir un financement pour compenser ces coûts. »
La Société canadienne de l’ouïe est le principal fournisseur en matière de services, de produits et d'information visant à supprimer les barrières à la communication, améliorer la santé auditive et promouvoir l'égalité des chances pour les personnes culturellement Sourdes, sourdes oralistes, devenues sourdes et malentendantes.
Contact :
Gordana Mosher, coordinatrice des relations publiques
La Société canadienne de l’ouïe
416-928-2500, poste 284
ATS: 416-964-0023
Courriel :
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