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La SCO appuie la création d'un service national de relais vidéo au Canada

Toronto, Ontario (10 janvier 2012) – La Société canadienne de l'ouïe a annoncé aujourd'hui son soutien aux activités et manifestations des comités de soutien aux services de relais vidéo (SRV) de la Colombie-Britannique et de l'Alberta ainsi qu'à d'autres groupes d'action provinciaux en faveur des SRV. Ces activités auront lieu partout au Canada le 13 janvier 2012 pour demander au CRTC de ne pas ignorer les services de relais vidéo et de mettre sur pied un service national au Canada. Des manifestations auront lieu aux bureaux régionaux du CRTC à Dartmouth, Montréal, Toronto, Winnipeg, Regina, Calgary et Vancouver pour illustrer l'importance capitale des services de relais vidéo au Canada.

Le directeur du service des technologies de l'information de la SCO, Jim Hardman et le conseiller spécial auprès du président, affaires publiques de la SCO, Gary Malkowski, travaillent de concert avec l'Ontario Association of the Deaf, l'Association des Sourds du Canada, le Centre québécois de la déficience auditive et Bell Canada pour élaborer des recommandations sur la base du rapport d'étude sur la faisabilité des SRV commandé à la firme de consultants Mission Consulting. Une fois le rapport d'étude sur la faisabilité des SRV rédigé, Bell Canada le présentera au CRTC, de même que les recommandations, pour aider l'organisme à étudier la possibilité, puis à créer un service national de relais vidéo au Canada.

« Tous les Canadiens, incluant ceux qui sont sourds ou ont une perte auditive, ont le droit de bénéficier de technologies de communication de grande qualité tels que les SRV. Nous demandons au CRTC de faire des SRV un service autorisé, d'assurer le financement du service national de relais vidéo ainsi que celui des recherches et du développement en matière de SRV et d'assurer que les services soient offerts par des interprètes en langage gestuel qualifiés en langue des signes québécoise (LSQ) et en American Sign Language (ASL) », affirme Chris Kenopic, président-directeur général de la SCO. « La SCO maintient son appui à l'innovation dans le domaine des technologies de communication. Nous ne voulons pas que le CRTC néglige l'importance d'établir un SRV national. »

« Le gouvernement du Canada a ratifié la Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, incluant l'article 9, qui concerne l'accessibilité et le droit des personnes ayant une incapacité de vivre de façon indépendante et de participer pleinement à tous les aspects de la vie et selon lequel "les États Parties prennent des mesures appropriées pour leur assurer, sur la base de l'égalité avec les autres, l'accès à l'environnement physique, aux transports, à l'information et à la communication, y compris aux systèmes et technologies de l'information et de la communication, et aux autres équipements et services ouverts ou fournis au public, tant dans les zones urbaines que rurales" », affirme Gary Malkowski, conseiller spécial auprès du président, affaires publiques de la SCO.

« En d'autres mots, poursuit M. Malkowski, en signant la convention des Nations unies, le Canada soutient clairement la décision du CRTC de faire des SRV un service national autorisé qui inclut la langue des signes québécoise (LSQ) – français, l'American Sign Language (ASL) – anglais et les services d'interprétation de la collectivité. »

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Personne-ressource :

Gordana Mosher, coordinatrice, relations publiques

Société canadienne de l'ouïe

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Tél. : 416-928-2535, ATS : 1-877-216-7310

www.chs.ca

Renseignements généraux

Fondée en 1940, la SCO est le principal fournisseur de services, de produits et d'informations abolissant les barrières à la communication, faisant avancer la santé auditive et faisant la promotion de l'équité pour les personnes culturellement Sourdes, sourdes oralistes, devenues sourdes et malentendantes. La SCO est un organisme à but non lucratif dirigé par un conseil d'administration composé en majorité de personnes sourdes, devenues sourdes et malentendantes.

La SCO est unique en Amérique du Nord et offre une gamme complète de services essentiels grâce à son réseau de 28 bureaux régionaux. Les services que nous offrons incluent, dans le domaine des soins de l'ouïe, des tests d'acuité auditive, la vente d'aides auditives et des services de soutien. Dans le domaine de l'accessibilité, nous offrons des services de conseil, des appareils de communication ainsi que des services d'interprétation et de sous-titrage en temps réel. Nos services de counseling incluent les services généraux, en matière d'emploi, de communications avec la communauté, auprès des personnes âgées et des services en matière de santé et de santé mentale, de toxicomanie et de déjudiciarisation. Dans le domaine de l'éducation, nous offrons des cours de langue des signes et d'alphabétisation, ainsi que des services d'information et de sensibilisation du public.

Terminologie

La langue est un instrument puissant qui, à la fois, donne forme aux idées, perceptions et attitudes, tout en étant formé par celles-ci. Et ce sont justement les attitudes qui peuvent constituer l'obstacle le plus difficile pour les personnes culturellement Sourdes, sourdes oralistes, devenues sourdes ou malentendantes.

Les termes suivants décrivent ces personnes, leurs langages de communication et leur façon de se définir. En tant qu'organisation au service de ces communautés et de l'éducation du public entendant, nous évitons l'usage de termes tels que « handicapé auditif », « audition normale ou anormale » et les expressions courantes telles que « faire la sourde oreille ».

Culturellement Sourd : Ce terme renvoie à des individus qui s'identifient avec les personnes sourdes et participent à leur langue, leur culture et leur communauté basées sur une langue des signes. La culture Sourde - marquée par un "S" majuscule - ne perçoit pas la déficience auditive et la surdité comme une incapacité, mais comme la base d'un groupe culturel différent. Les personnes culturellement sourdes peuvent également utiliser le langage complété, le langage gestuel ou la langue parlée et écrite pour communiquer avec des personnes n'utilisant pas la langue des signes.

Sourd oraliste : Ce terme est utilisé généralement pour décrire des individus avec des degrés d'incapacité auditive allant de sévère jusqu'à la surdité totale. Certaines personnes sourdes utilisent pour communiquer une langue des signes telle la langue des signes québécoise (LSQ) ou l'American Sign Language (ASL). D'autres se servent de la parole pour communiquer en utilisant ce qui leur reste de capacité auditive ainsi que des aides auditives, des appareils de communication ou des implants cochléaires ou encore le langage complété.

Devenu sourd : Ce terme décrit des individus qui ont grandi en tant qu'entendants ou malentendants et qui, soudainement ou graduellement, ont perdu l'ouïe. Les adultes devenus sourds utilisent généralement la parole, tout en se servant également de signaux visuels tels que sous-titres, prises de notes sur ordinateur, le langage complété ou la langue des signes.

Malentendant : Ce terme est généralement employé pour décrire des individus dont la perte d'audition peut être qualifiée de légère allant jusqu'à grave, et qui est parfois profonde. Les malentendants utilisent la parole et ce qui leur reste de faculté auditive pour communiquer, les complétant par des stratégies de communication pouvant inclure le langage complété, les aides auditives, la langue des signes et des appareils de communication. Ce groupe de personnes emploie également le terme de « personne ayant une perte auditive ».

 

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